Lignes électriques et installations d’élevage. Au-delà de la polémique.
Des problèmes de gêne, rencontrés exceptionnellement par certains élevages, peuvent être dus aux courants électriques parasites, phénomènes physiques bien connus. Les « courants électriques parasites » ou « courants de fuite » sont des courants électriques qui circulent dans des structures métalliques non prévues à cet effet. Ils peuvent parfois s’observer dans certaines exploitations agricoles, où les structures métalliques de grandes dimensions (charpentes, barrières, mangeoires,…) favorisent leur circulation.
Contrairement à ce qui a pu être affirmé, ces phénomènes ne doivent pas être confondus avec les champs magnétiques.
Depuis de nombreuses années, RTE a ainsi engagé sur les courants électriques parasites de multiples actions en lien avec la profession agricole permettant de résoudre ces problèmes de gêne, dans les rares cas où ils se produisent.
Dans les bâtiments d’élevage, en particulier, les équipements électriques ou électroniques sont nombreux, générant potentiellement des courants de fuite. Ces bâtiments sont également constitués de masses et structures métalliques importantes exposés aux intempéries, à l’humidité, aux poussières, aux chocs et à la corrosion (notamment par les lisiers, les aliments, les engrais), ce qui accélère leur vieillissement et dégrade leurs raccordements à la terre.
En toute hypothèse, les courants parasites sont très en deçà des seuils de risque d’électrisation, et n’ont rien à voir avec les champs magnétiques. Ces courants peuvent être éliminés par des mesures simples : la mise à la terre appropriée des structures métalliques (abreuvoirs, barrières, salles de traite, etc…) ou le respect des normes électriques en vigueur pour la construction des bâtiments permettent d’éviter leur apparition.