La conduite du réseau

La qualité du réseau s’appuie sur une bonne circulation de l’information et un système de surveillance performant.

Pour contribuer à garantir la sûreté de fonctionnement face aux aléas, optimiser l’utilisation économique du réseau et respecter les engagements auprès des clients, surveillance et commande s'organisent selon quatre niveaux hiérarchisés :

  • Un niveau national, avec le Centre national d'exploitation système (CNES ou « dispatching » national)
  • Un niveau régional, avec les dispatching régionaux des Unités régionales système électrique
  • Un niveau intermédiaire de regroupement avec les Pupitres de commandes groupées (PCG) ou les Pupitres d'exploitation informatisés (PEXI)
  • Un niveau local, pour les installations de puissance : postes transport notamment.

Le dispatching national et les dispatchings régionaux surveillent et conduisent le système électrique, les deux autres niveaux s'attachant aux installations elles-mêmes.

Un circuit de l’information sécurisé

Entre ces niveaux, ordres et informations circulent via un Réseau téléphonique de sécurité. De plus, les systèmes de conduite sont interconnectés via le Réseau de transmission de sécurité. L'ensemble constitue le système de téléconduite, qui permet :

  • L'observation du système (état des transits, fréquence, tension)
  • La capacité de commander le fonctionnement des ouvrages
  • Le réglage centralisé de la fréquence et de la tension.

Vital, ce système de téléconduite est assuré par des moyens redondants et indépendants des moyens de communication publics.

Un réseau de télécommunications numérique

Pour bénéficier pleinement des performances et de la fiabilité des techniques numériques, RTE transfère son réseau de sécurité sur supports optiques. Ce réseau, baptisé ROSE (Réseau Optique de Sécurité), est déployé sur les lignes aériennes de transport d'électricité. Celui-ci comptera, en 2009, 9 000 kilomètres de câbles optiques supplémentaires, qui viendront s'ajouter aux 4 000 kilomètres déjà en service.

RTE n'utilise qu'une partie de la capacité de ces câbles optiques. La capacité excédentaire peut être utilisée pour remédier à la « fracture numérique » ; elle est mise à la disposition des collectivités locales.

Pour valoriser son offre « haut débit » RTE a créé, fin 2002, la filiale @rteria, afin de distinguer en toute transparence l'activité télécommunications et les activités cœur de métier de transport d'électricité.

La classification des aléas

RTE dispose d'un classement par gravité des aléas, c'est à dire des événements divers pouvant affecter le bon fonctionnement du système électrique. Ce classement positionne chaque aléa en fonction de son impact sur la sûreté du système électrique et de ses conséquences sur les utilisateurs, à l'aide d'une échelle de gravité croissante à six niveaux allant de A à F. Les événements sont répertoriés selon leur l’origine et en fonction de l’importance des répercussions.

Répertorier ce type d'événements permet de :

  • déclencher de manière adaptée des analyses des événements et de définir les actions correctives nécessaires ;
  • suivre dans la durée l’évolution du nombre d’événements, de leurs caractéristiques, de leurs causes ;
  • détecter l’apparition d’éventuelles dérives au travers de la réalisation d’analyses spécifiques ;
  • fournir des éléments objectifs concourant à l’appréciation du niveau de sûreté du système électrique (publication du Bilan sûreté annuel).

Grille de classification des aléasVoir la grille de classification (PDF)